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«Il reste 15 ans pour sauver la nature de la pollution», disait-on en 1974

«Il reste 15 ans pour sauver la nature de la pollution», disait-on en 1974

«L'effondrement climatique a commencé» a déclaré Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU à l'annonce d'un record mondial de températures cet été 2023. En 1974, à l'occasion d'une «Semaine verte», un reportage pour le JT de 13h annonçait une fenêtre de tir de quinze ans pour sauver la nature et l'homme.

Par Romane Laignel Sauvage - Publié le 07.09.2023
 

L'ACTU.

L'été de l’hémisphère nord a été la saison la plus chaude jamais enregistrée dans le monde selon l'observatoire européen Copernicus. À l'annonce de cette nouvelle, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a déploré : « L'effondrement climatique a commencé ». Et d'ajouter : « Les scientifiques ont depuis longtemps mis en garde contre les conséquences de notre dépendance aux combustibles fossiles ».

L'ARCHIVE.

« Il reste quinze ans pour sauver la nature et l'homme de la destruction par la pollution. » Nous sommes en 1974 et le journaliste Jacques Poux proposait un reportage à l'occasion de l'organisation d'une «Semaine verte» pour le journal de 13h. Dans cette archive disponible en tête d'article, il alertait, assez clairement, sur l'état de la planète : « Les rivières, les lacs, les mers et les océans donnent chaque année des signes de maladie de plus en plus inquiétants. Partout dans le monde, les voix d'hommes compétents ne cessent de le crier. Souvent, c'est l’inconscience, l’incrédulité qui leur répond ».

Georges Krassovsky, organisateur de cette «Semaine verte» évoquait une situation « très grave » mais enjoignait à aller plus loin : « Cela ne suffit pas de dénoncer les méfaits de notre civilisation, de parler de pollution de la destruction de la nature si on ne va pas trouver la cause. Or, il est évident que la cause est dans l'homme, dans son état d'esprit. » Et d’ajouter : « C'est pour quoi je crois que rien ne pourra se faire s'il n'y a pas un changement de mentalité à la base. »

L'objectif : « Favoriser une prise de conscience plus importante du public ». Et les participants, des intellectuels de tous genres, de proposer leurs solutions. Comme Léonide Moguy, cinéaste : « Je pense que le gouvernement aurait dû obliger les écoliers, les mercredis, d'aller visiter pour susciter, réveiller dans l'enfant l'amour pour la nature, la vie. » Et le journaliste d’espérer en conclusion : « Puissions-nous acquérir la sagesse nécessaire avant qu'il ne soit trop tard ».

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