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Les Gauthier, ces forains qui vendaient des dessous «du XIXe siècle» en Touraine

Les Gauthier, ces forains qui vendaient des dessous «du XIXe siècle» en Touraine

Grâce au concours de Pierre Bonte, célèbre journaliste globe-trotter de l'émission «La lorgnette » nous avons retrouvé le portrait truculent d'un - vieux - couple de forains qui, à la fin des années 70, vendait sur les marchés de la région d'Amboise du «linge de corps». On trouvait de tout sur leur stand.

Par Florence Dartois - Publié le 07.12.2023
M. et Mme Gauthier, doyens des forains - 1978 - 09:32 - vidéo
 

LA PÉPITE.

« On vend des corsets qui ne sont pas de la dernière mode. On les solde... ». Le 28 janvier 1978, comme à son habitude, Pierre Bonte proposait aux téléspectateurs de « La lorgnette », le magazine de Jacques Martin diffusé le dimanche sur Antenne 2, un pittoresque reportage dont il avait le secret. Au programme ce jour-là, le portrait d'un couple de forains de Touraine. Monsieur et Madame Gauthier exerçaient leur activité dans la région d'Amboise. Le journaliste était allé les rencontrer sur le marché de Vernou-sur-Loire, où les octogénaires vendaient des sous-vêtements. Ils étaient alors les doyens des forains en France.

À l'arrivée du journaliste, l'ambiance sur le stand est bon enfant et le « père la ficelle », comme on le surnomme, n'est pas avare de blagues, souvent polissonnes. Ces dérapages semblent pourtant irriter Madame Gauthier au plus haut point : « Faut bien dire des blagues (...) On est là pour rigoler », se justifie-t-il.

Les marchands étaient sans doute les seuls à vendre en France des corsets « pas de la dernière mode ». Elle ajoutait, ne perdant rien de sa fibre commerçante, qu'elle les soldait ! « Nous, en somme, on a continué les articles du XIXe siècle » s’enorgueillissait le commerçant. Pas de cabine d’essayage au marché, même pas dans la camionnette, mais de toute façon, Madame Gauthier avait le compas dans l'œil, assurait-elle.

Des caleçons ou d'énormes culottes garnissaient l'étal, avec un argument de vente choc : « Elles sont bien chaudes (les culottes), elles (les femmes) peuvent aller faire de la moto. » Les commentaires grivois de Monsieur sur les tailles des soutiens-gorges « vendus 4 francs » et les « nichons » des jeunes femmes allaient une nouvelle fois provoquer la colère et la moue boudeuse de Madame.

La bonne humeur et les rires allaient revenir avec les achats effectués par Pierre Bonte pour faire une surprise à Jacques Martin... Son choix - et la réaction de Jacques Martin - sont à découvrir en fin d'archive.

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