Aller au contenu principal
1936, 1972 et 1997 : ces années où les gauches étaient unies

1936, 1972 et 1997 : ces années où les gauches étaient unies

1936, 1972 et 1997, trois dates marquantes de l’histoire des mouvements de gauche en France. Trois moments où l’union est passée du fantasme à la réalité. Trois «souvenirs» qui font peut-être rêver...

Par Léo Brachet - Publié le 18.09.2023 - Mis à jour le 19.10.2023
Union des gauches, trois moments-clés - 2023 - 02:53 - vidéo
 

L’Union des gauches a bel et bien existé avant la NUPES. Par trois fois dans l’histoire récente, les partis de la gauche française se sont alliés en vue d’échéances électorales : petit tour d’horizon.

En 1936, c'était le Front populaire avec Victor Basch, président de la Ligue des droits de l’homme : « Le serment solennel prêté par tous les partis et les organisations de gauche de rester unies ! » Avec la montée du fascisme dans les années 1930, la gauche, consciente du danger, s’activait en prévision des législatives de 1936. Il y avait péril en la demeure : sous l’impulsion de Léon Blum, Maurice Thorez et Édouard Daladier, les partis de gauche s’unissaient et obtenaient une éclatante victoire à l’Assemblée.

Léon Blum annonçait : « Parmi les projets figurent la semaine de 40h, les contrats-collectifs, les congés payés, c'est-à-dire les principales réformes exigées par le monde ouvrier. » En deux ans, le gouvernement de Front populaire entrait dans l’histoire, tandis que l’Europe sombrait dans le fascisme. Mais au printemps 1938, c'était la fin du Front populaire et le nouveau gouvernement supprimait la majorité des acquis sociaux.

Les gauches unies de 1972 et 1993

Plus de 30 ans après, en juin 1972, Le PS de François Mitterrand et le PCF de Georges Marchais s’alliaient pour conquérir le pouvoir, aux législatives de 1973. Ils signaient alors un Programme commun. Malgré l’enthousiasme et le ralliement des radicaux de gauche, la victoire ne viendra pas. Et ce ne fut qu’en 1981, avec l’élection de François Mitterrand président de la République, qu’une partie du Programme commun fut appliquée.

En 1993, la droite remportait les législatives. En 1995, elle gagnait la présidentielle. Une mauvaise passe pour la gauche qui va bénéficier d’un petit coup de pouce du président Chirac, deux ans après son élection. En 1997, il décidait de dissoudre l'Assemblée nationale. En quelques semaines, les mouvements de gauche saisissaient l’opportunité pour s’unir : c'était l’avènement de la gauche plurielle.

1er juin 1997, les députés de gauche obtenaient la majorité à l’Assemblée. Commençait alors la troisième cohabitation de la Ve République, avec Lionel Jospin premier ministre. Une union dont la gauche d’aujourd’hui semble pourtant s’éloigner à l’approche des futures élections.

S'orienter dans la galaxie INA

Vous êtes particulier, professionnel des médias, enseignant, journaliste... ? Découvrez les sites de l'INA conçus pour vous, suivez-nous sur les réseaux sociaux, inscrivez-vous à nos newsletters.

Suivre l'INA éclaire actu

Chaque jour, la rédaction vous propose une sélection de vidéos et des articles éditorialisés en résonance avec l'actualité sous toutes ses formes.